La Commission des Iles de la CRPM appelle à une plus grande reconnaissance des îles dans la Politique de cohésion post-2020

//La Commission des Iles de la CRPM appelle à une plus grande reconnaissance des îles dans la Politique de cohésion post-2020

La Commission des Iles (CDI) de la Conférence des Régions Périphériques Maritimes demande à la Commission Européenne de développer une  Politique de cohésion forte post 2020, qui reconnaisse davantage les handicaps et les inégalités régionales affectant les îles.

Conference on ‘ How can the post 2020 Cohesion Policy meet EU Islands challenges ? ‘

Lors d’une réunion de l’Intergroupe SEARICA du Parlement Européen aujourd’hui, les Régions membres de la Commission des Iles et les députés européens se sont réunis à quelques semaines de la publication des propositions de la Commission sur le prochain budget européen, afin d’exhorter la Commission à renforcer la future Politique de cohésion pour faire face aux disparités économiques, sociales et territoriales dans toutes les régions, et à accorder une plus grande attention aux conditions spécifiques des îles.

Eleni Marianou, Secrétaire Générale de la CRPM, a relevé : « Les projections de PIB régional réalisées par la CRPM confirment la progression des disparités régionales en Europe, dont le net déclin du PIB de la majorité des régions insulaires par rapport à la moyenne du PIB de l’UE. »

 

Gilles Simeoni, Président du Conseil exécutif de Corse et de la Commission des Iles de la CRPM a déclaré : « Une approche particulière et cohérente de l’insularité, telle qu’inscrite dans l’Article 174 du Traité de Lisbonne, fait actuellement défaut dans la Politique de cohésion. La Politique de cohésion après 2020 doit introduire les conditions juridiques et financières qui permettront de libérer tout le potentiel des régions insulaires, au bénéfice de l’ensemble de l’UE. »

La CDI a identifié des domaines clés où le soutien de la Politique de cohésion aux régions insulaires pourrait être renforcé :

1) Le futur règlement portant dispositions communes sur le Partenariat et la Gouvernance à plusieurs niveaux, ne doit pas seulement faire référence à la cohésion territoriale et à l’Article 174, mais préciser comment la Politique de Cohésion répond aux besoins et défis des territoires spécifiques. La Commission devrait jouer un rôle plus strict dans l’évaluation du niveau d’implication des régions et de la manière dont les Etats Membres abordent la question des territoires spécifiques.

2) Tous les territoires insulaires devraient bénéficier d’un même degré de flexibilité vis-à-vis des obligations de concentration thématique dans le cadre du FEDER. L’idée d’un objectif thématique « territorial » est bienvenue, mais les priorités d’investissement retenues dans le cadre de cet objectif devront être strictement liées aux conditions insulaires et aux besoins d’investissement identifiés par les autorités régionales.

3) Concernant la coopération territoriale européenne, les programmes de coopération transfrontalière maritime ne doivent pas être abandonnés. Ils sont essentiels pour les régions insulaires, afin de réduire leur isolement et garantir leur pleine intégration dans l’UE. Des programmes d’assistance technique spécifiques pourraient aussi être introduits afin de renforcer la coopération entre les îles.

4) Une enveloppe supplémentaire de Politique de cohésion pourrait être prévue pour les États Membres ayant des territoires insulaires, ou bien des mécanismes de redistribution en faveur des îles pourraient être établis au niveau national, avec une affection du FEDER et du FSE pour les îles.

5) Concernant les outils territoriaux, le Développement Local mené par les acteurs locaux (DLAL) et les Investissements Territoriaux Intégrés (ITI) ont produit des résultats positifs, mais ils pourraient être simplifiés de manière significative et l’échange de bonnes pratiques renforcé, afin de développer leur utilisation dans les territoires insulaires.

2018-04-25T12:49:53+00:00