La Commission des Îles de la CRPM et Greening the Islands lancent un « Dialogue Structuré des Îles » avec les institutions de l’UE pour soutenir le développement durable des îles

//La Commission des Îles de la CRPM et Greening the Islands lancent un « Dialogue Structuré des Îles » avec les institutions de l’UE pour soutenir le développement durable des îles

Des représentants de gouvernements régionaux et locaux en collaboration avec les industries membres de Greening the Islands ont tenu une réunion le 18 juin à Bruxelles avec le soutien technique et politique du Comité des Régions afin de discuter du rôle des gouvernements des îles dans la conception et mise en œuvre des Plans nationaux intégrés en matière d’énergie et de climat (PNIEC).

Les États membres de l’UE devraient soumettre leurs Plans nationaux intégrés en matière d’énergie et de climat (PNIEC) décennaux d’ici la fin 2019. À cet égard, la réunion coorganisée par la Commission des Îles de la CRPM avait pour but de débattre du contenu et des objectifs des stratégies et plans nationaux. Les participants ont également discuté du rôle que les gouvernements des îles et le secteur privé devraient jouer dans la conception et mise en œuvre des PNIEC.

Les îles sont parmi les territoires de l’UE les plus exposés et vulnérables aux effets du changement climatique et Andrew Cooper, conseiller du Conseil de Kirklees et membre du Comité des régions, a souligné que «la transition vers une énergie propre dans les petites et moyennes îles est une question complexe en raison des limites géographiques, de l’état du réseau énergétique, du coût des combustibles fossiles à importer et de la difficulté à atteindre une masse critique et les économies d’échelle ».

De plus, Eleni Marianou, Secrétaire générale de la CRPM, a déclaré : « Les gouvernements régionaux et locaux des îles ont de fortes compétences en matière d’utilisation des sols, de développement économique, de logement ainsi que de transport. Ils sont donc des acteurs clés de la planification de la transition énergétique et de la décarbonatation de leurs économies ».

Cependant, les PNIEC élaborés par les pays de l’UE manquent d’une forte dimension territoriale et les besoins spécifiques des îles en matière de transition énergétique ne sont pas suffisamment pris en compte. La Commission des Îles de la CRPM et Greening the Islands invitent par conséquent les États membres à revoir leurs PNIEC et la Commission européenne à revoir sa méthodologie en matière de PNIEC, afin d’inclure des mesures spécifiques visant les îles.

Ces messages ont été véhiculés dans une déclaration commune adoptée lors de la réunion, dans laquelle la Commission des Îles de la CRPM et Greening the Islands mettent en avant un « Dialogue structuré des îles » multilatéral afin d’améliorer la participation des gouvernements et du secteur privé insulaires à l’élaboration de politiques européennes visant les îles.

Gianni Chianetta, directeur de Greening the Islands, a déclaré : « Aujourd’hui nous avons lancé un important dialogue multilatéral avec les institutions européennes responsables pour la promotion de modèles d’économie circulaire dans les îles. Les législations et régulations concernant les îles européennes ont besoin d’être révisées d’urgence afin de promouvoir la mise en œuvre de technologies innovantes, tandis qu’un ‘indice de décarbonisation des îles’ pourrait suivre les efforts en matière de durabilité et soutenir des mécanismes efficaces ».

Cette réunion a donc été une étape clé vers une collaboration plus étroite entre les administrations et entreprises insulaires ainsi qu’avec les institutions européennes pour soutenir la conception et la mise en œuvre de solutions à faible émission de carbone sur les îles européennes. Brendan Devlin, conseiller à la DG ENER, a déclaré : «il nous faut un cadre solide et durable pour la coopération future et nous encourageons tous les États membres à œuvrer dans ce sens en impliquant toutes les institutions, les autorités, le secteur privé et les citoyens ».

Du côté du Parlement européen, Tonino Picula, député européen récemment réélu, a salué la déclaration et a déclaré : « Les îles ont besoin d’un financement adéquat pour tous leurs projets de toutes tailles et d’un investissement adéquat dans la recherche et l’innovation pour trouver des solutions reproductibles. Nous avons également besoin d’un cadre juridiquement contraignant et j’espère que cela verra le jour durant la présidence croate l’année prochaine. « .  Alfred Sant, également récemment réélu au Parlement européen a ajouté : » J’espère sincèrement qu’un « dialogue structuré des îles » peut être instauré pour soutenir la transition énergétique dans les îles de l’UE. Cependant, cette approche ne doit pas être limitée à une dimension uniforme de l’insularité : chaque île a ses propres caractéristiques, besoins et atouts ».

L’un des objectifs importants de la réunion était de montrer que les conditions naturelles et géographiques des îles pouvaient, au contraire, en faire des laboratoires essentiels pour la transition vers un avenir sobre en carbone et contribuer à la réalisation des objectifs de la transition énergétique de l’UE pour 2030 et 2050.

– LISEZ ICI LA DÉCLARATION COMMUNE VERS UN DIALOGUE STRUCTURÉ POUR LES ÎLES DE L’UE –

2019-08-09T15:04:12+00:00